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Gare à «l'état de connexion perpétuelle»

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La pandémie a accru notre usage des objets connectés. Une étude britannique pointe l'impact de l'omniprésence en matière de stress.

Journée de la presse en ligne, en novembre 2014 à Paris. (Albert Facelly pour Libération)
Publié le 08/01/2021 à 10h52

«Restez connectés», «Gardez le contact», «Surfez toujours plus vite». Du fournisseur internet aux constructeurs de voitures nouvelle génération, en passant par les applications de développement personnel, la liste des arguments pour adopter un mode de vie ultraconnecté ne cesse de s'étendre au fil des années et des campagnes de pub.

Une étude publiée le 30 décembre dans la revue Human Communication Research, éditée par la prestigieuse université anglaise d'Oxford, s'est intéressée à près de 1 800 personnes et à leur manière de vivre dans ce monde omninumérique. Ses résultats démontrent un lien important entre la façon dont les personnes interrogées organisent leur vie en ligne et leur stress ressenti au quotidien.

Elle pointe en particulier le rôle joué par le phénomène d'«online vigilance», comprendre «vigilance connectée», le fait de penser constamment à Internet et aux réseaux sociaux, de guetter le moindre mail, de réagir à chaque notification ou de constamment rafraîchir son fil Instagram ou Twitter. Plus encore que la quantité de sollicitations, c'est «l'état perpétuel de connexion» qui est en cause dans le stress et «les effets négatifs» sur l'attention, soulignent les chercheurs.

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