Est-ce le privilège du nom ? Fils de Simone et d'Antoine Veil, Jean Veil est l'un des avocats les plus influents du barreau - «le plus puissant», l'a même consacré un magazine - mais, contrairement à ses confrères Eric Dupond-Moretti, Pierre Haïk ou Thierry Herzog, il n'a jamais défendu les voyous, le milieu ou les trafiquants de drogue. Loin de là : alors que ces derniers ne comptaient plus les heures passées en prison pour rendre visite à leurs clients, Jean Veil se faisait la robe dans les antichambres du pouvoir, les bureaux cossus des patrons en vue, les salles de conférences des grandes banques.
Entré jeune avocat dans l’une des premières structures créées à Paris de droit des affaires, Jean Veil a fondé son propre cabinet en 1990 et, depuis, défend les puissants des foudres de la justice. Que ce soit Jacques Chirac ou François Léotard à droite, Dominique Strauss-Kahn ou Jérôme Cahuzac à gauche, Serge Dassault ou Françoise Meyers, la fille de Liliane Bettencourt, députés, hommes d’affaires, chefs d’entreprise se pressent dans l’antichambre de son cabinet. De très grosses sociétés, de Total à la Société générale, en passant par Lagardère ou le Crédit lyonnais (devenu LCL) contre Bernard Tapie, lui confient leur dossier. Plu




