Il se baladait dans le BHV Marais avec des chaussures équipées de microcaméras qu’il glissait entre les jambes des clientes pour filmer leurs parties intimes. Repéré par un agent de sécurité le 3 août 2020, il avait été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue. Ce n’est autre que l’ex-numéro 2 de la police du Val-de-Marne, 61 ans, retraité en juin. L’ancien commissaire général comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour «voyeurisme», un délit créé par la loi du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Reconnu coupable des faits, la juge n’a pas prononcé de peine à son encontre, considérant qu’il avait déjà entrepris les mesures nécessaires pour ne pas réitérer – à savoir un suivi psychologique.
L’ancien directeur territorial adjoint de la sécurité de proximité du département (DTSP 94) avait déjà filmé les parties intimes de femmes à leur insu dans une grande surface courant juin. Des images ont été extraites par les enquêteurs de l’appareil qu’il utilisait. L’audience – très brève – a permis d’esquisser la personnalité du prévenu, sans plus de précisions sur les faits.
«Un mini pétage de plombs»
A la barre, le mis en cause, à la silhouette voûtée et aux cheveux gris, veste en cuir sur le dos, ne nie pas les faits. «L'interpellation a été un électrochoc : je n'ai pas compris pourquoi j'ai fait un acte au




