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Interview

«Durcir les mesures est inévitable si la pression devient trop forte»

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Michel Vernay, de Santé publique France, s’inquiète de la diffusion des nouveaux variants dans le Grand-Est, pour le moment très faible.

Dans toute la France, la courbe des admissions quotidiennes en réanimation semble dans une nouvelle phase ascendante. (Photo Stéphane Lagoutte. MYOP)
Publié le 24/01/2021 à 21h06

Cela fait plus de trois semaines qu'ils sont un peu malgré eux devenus un «laboratoire» du couvre-feu précoce à 18 heures. La mesure s'applique depuis le 2 janvier dans sept des dix départements du Grand-Est et concerne toute la France métropolitaine depuis le 16 janvier. De son efficacité dépend la suite des décisions sanitaires gouvernementales sur le front de l'épidémie. Mais que sait-on de son application dans les territoires «précurseurs» ? Selon Jean Rottner, le président LR de la région interrogé dimanche sur RTL, le couvre-feu précoce a «porté ses fruits» mais il se limite à «ralentir la progression du virus, sans faire baisser l'épidémie». En attendant un éventuel reconfinement national, le responsable Santé publique France dans le Grand-Est, Michel Vernay, dresse un premier bilan d'étape.

Quelle influence le couvre-feu a-t-il eu sur la circulation du virus dans votre région ?

Entre la première et la deuxième semaine de janvier, le taux d'incidence [le nombre de personnes infectées pour 100 000 habitants, ndlr], a diminué de 15 % alors qu'elle continuait à progresser de 2 % au niveau national.

Pour le moment, on ne connaît pas plus précisément l’impact précis du couvre-feu à 18 heures dans la dynamique épidémique. Mais dès les fêtes de fin d’année, les autorités politiques et sanitaires du Grand-Est ont multiplié les appels à la vigilance. Il n

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