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Analyse

Gatt, la valse-hésitation de Pékin

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Publié le 24/12/1994 à 23h21

Pékin, de notre correspondante

- PAR BIEN DES ASPECTS, l'échec de la stratégie adoptée par la Chine pour réintégrer le Gatt rappelle la candidature manquée de Pékin pour les Jeux olympiques de l'an 2000. Les derniers pourparlers de l'année du Gatt se sont conclus mardi 20 décembre à Genève, sans aucun accord sur le dossier d'adhésion chinois. Rendez-vous a été pris pour février 1995. Voilà plus de un an que Pékin misait pourtant sur une réadmission avant le 1r janvier 1995, date à laquelle l'Organisation mondiale du commerce (OMC), doit succéder au Gatt.

trop de propagande. Une trop grande politisation du dossier du Gatt par les négociateurs chinois semble, comme dans l'épisode des Jeux olympiques, avoir été à la source de son échec. Depuis le début de l'année, la grosse machine de propagande chinoise avait été lancée pour vanter les mérites des réformes accomplies par l'économie chinoise, jugées néanmoins trop embryonnaires par ses partenaires commerciaux.

Jusqu'au dernier jour, les déclarations officielles véhiculaient un sentiment nationaliste reflétant une auto-conviction de la réussite. Comme dans le cas des Jeux olympiques, la responsabilité de l'échec a été attribuée aux Occidentaux. «La partie américaine n'arrêtait pas d'épiloguer sur la date butoir au lieu de se consacrer aux discussions substantielles», expliquait ainsi le quotidien Clarté du 22 décembre.

La Bourse très sereine Mais la comparaison s'arrête là. Alors que la population chinoise, à grand renfort de prop

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