Paris et Pékin sur le point de signer l'accord pour la construction
de Daya Bay II PARIS devrait signer ce samedi avec Pékin une «lettre d'attribution» pour la construction d'une centrale nucléaire sur le site de Daya Bay, dans le sud de la Chine. Le ministre français de l'Industrie et du Commerce extérieur, José Rossi, est arrivé vendredi à Pékin pour une visite éclair dans la perspective de cette signature.
Il s'agirait d'une «duplication» de la première centrale Daya Bay I, comprenant deux réacteurs de 900 MGW, construite par un consortium franco-britannique (Framatome, Gec-Alsthom, EDF).
Le contrat représenterait au minimum 10,5 milliards de francs pour la partie française et pourrait atteindre 13,5 milliards. La part britannique serait d'environ 2,5 milliards. L'accord nucléaire était acquis vendredi soir, mais les négociateurs devaient encore s'entendre sur le montage financier.
Les taux d'intérêts (actuellement de 6,95%) imposés par l'OCDE pour les contrats dans le domaine nucléaire doivent augmenter de 1,4 point à partir de lundi. Le prix proposé par les Français augmentera donc de manière substantielle si l'accord n'est pas signé samedi. Ce contrat permettrait à Paris d'assurer 9.000 emplois chez Framatome jusqu'en 2002 . Côté chinois, les avantages en termes de financement semblent évidents: Daya Bay I avait coûté 22 milliards, avec une participation française beaucoup plus importante au niveau de la construction des bâtiments qui, cette fois, sera assurée en Chine




