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Le Mexique et la Federal Reserve en vedette

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Publié le 04/02/1995 à 1h28

Le Mexique et la Federal Reserve en vedette

RICHE semaine. Et, d'abord, monétaire. La Federal Reserve (la banque centrale américaine) et la Banque d'Angleterre ont toutes les deux remonté leurs taux d'intérêt. La crise mexicaine a connu une heureuse issue avec l'annonce, par Bill Clinton, d'un mégaplan de sauvetage de 50 milliards de dollars (270 milliards de francs). Enfin, la croissance américaine a montré des signes de ralentissement à travers les derniers chiffres de l'emploi, moins «bons» qu'attendu.

Autant d'événements que les investisseurs vont maintenant devoir digérer. Avant de revenir massivement sur les marchés financiers. Car, comme le constate Jean-Loïk Bégué-Turon, gestionnaire de portefeuille à Alfigestion, «le fait majeur de ces dernières semaines, c'est que les opérateurs n'osent pas investir. Il n'y a donc aucun volume. C'est pourquoi il faut se méfier des réactions au jour le jour, qui ne sont pas vraiment significatives.»

La Fed et l'économie américaine UN AN (presque) jour pour jour après avoir, pour la première fois, décidé de durcir sa politique monétaire (après cinq années de baisse de ses taux directeurs), la Federal Reserve a donné un nouveau tour de vis mercredi, le septième depuis février 1994 (voir graphique). Ce geste, très largement anticipé par les marchés, n'est, en définitive, guère satisfaisant pour des investisseurs: le processus de remontée des taux courts aux Etats-Unis est-il terminé? Pour Jean-Loïk Bégué-Turon, «il n'y a aucun signe, dan

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