Toyota redresse la barre
Tokyo, de notre correspondante Le premier constructeur automobile japonais a multiplié par neuf son résultat d'exploitation au second semestre 1994. Il engrange les bénéfices d'une politique de réduction des coûts au moment où la reprise du marché domestique se confirme.
Champion mondial et toutes catégories de la chasse au gaspi, Toyota engrange les bénéfices de sa politique de rigueur: le premier constructeur automobile nippon a annoncé hier une multiplication par neuf (+ 833,6%) de son résultat d'exploitation pour la période juillet-décembre 1994, à 87 milliards de yens (environ 4,61 milliards de francs). L'an dernier à la même époque, le constructeur perdait de l'argent sur chaque voiture vendue. Seule la vente des pièces détachées lui avait permis d'éviter l'infamie des pertes. «La rapidité de ce redressement m'a surpris», explique Edward Brogan, analyste chez Jardine Fleming Securities, un courtier anglo-saxon.
Certes, l'amélioration des performances du constructeur est due en bonne partie au retournement du marché domestique. Retournement bien tardif par rapport à l'Europe et aux Etats-Unis, mais qui a fini par se manifester cet été à la faveur des remises d'impôt sur le revenu consenties par le gouvernement japonais pour relancer la machine économique. Depuis le mois de juillet, les ventes de voitures au Japon redémarrent: «Nos ventes sur le marché domestique ont progressé de 2,3% au second semestre 1994», a constaté le président, Tatsuro Toyoda




