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Wall street à la loupe. Le Dow Jones bute sur la barre des 4000 points

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Publié le 16/02/1995 à 1h06

L'embellie boursière de ces derniers jours a pris, hier, un

avant-goût d'euphorie. Wall Street s'est offert un nouveau record historique. Le tableau de bord a affiché, un instant, le chiffre magique de 3997,61 points. Avant de se replier et terminer à 3985,84, en hausse de 0,70%. Aussi symbolique soit-elle, cette performance témoigne du nouvel état d'esprit qui commence à régner sur les marchés financiers. Les investisseurs semblent de plus en plus nombreux à admettre l'idée d'un atterrissage en douceur de l'activité économique américaine. Une pensée encore inimaginable il y a quelques semaines. En effet, depuis plus d'un an, les gestionnaires se font peur en misant sur une croissance aux Etats-Unis extrêmement vigoureuse en 1995. Or pour les opérateurs, une forte reprise incarne la mère de tous les dérapages inflationnistes. Le scénario catastrophe pour les détenteurs d'obligations. L'obsession d'une explosion des prix a été si forte en 1994 qu'elle a suffi à provoquer un véritable krach obligataire... sans preuve réelle d'inflation. C'est dire le traumatisme.

En début d'année, les séquelles étaient si fortes que peu d'économistes auraient parié leur chemise sur la fin de la purge. Il faudra attendre le 31 janvier pour que le ciel commence à se dégager. La Réserve fédérale américaine (FED) relève alors pour la septième fois ses taux directeurs, depuis le 4 février 1994. Ce nouveau tour de vis traduit la détermination de la banque centrale américaine à contrôler l'inflation

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