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Bruxelles force LVMH à reverser 356 millions de subventions à l'Etat

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Publié le 18/02/1995 à 1h00

Bruxelles force LVMH à reverser

356 millions de subventions à l'Etat Louis-Vuitton-Moët-Hennessy (LVMH) vient d'être contraint de rendre 356 millions de francs à l'Etat en réparation d'aides jugées illicites par la Commission européenne. L'argent avait été perçu par le groupe Boussac, repris depuis par LVMH.

Sept ans de résistance n'auront pas eu raison de l'administration: Bernard Arnault, patron du groupe de luxe LVMH, a fini par payer son ardoise à l'Etat dans l'affaire Boussac. Dans la plus grande discrétion, il y a une dizaine de jours, il a versé la somme rondelette de 356 millions de francs au Trésor français. Dès 1987, rappelle le Nouvel Economiste, Bruxelles avait mis en demeure la France de récupérer cette somme, la Commission européenne contestant la légalité de subventions versées lors de la reprise de l'ex-empire Boussac. Les faits remontent au début des années 1980, lorsque le gouvernement Fabius choisit Bernard Arnault pour reprendre l'ensemble Agache-Willot-Boussac, propriétaire de joyaux, comme les marques Christian Dior, Peaudouce, Pierre Cardin et d'autres. A l'époque, le groupe est en piteux état et ne vit que grâce aux subsides que verse régulièrement l'Etat. Dix ans plus tard, il ne reste plus grand-chose de l'empire, ni de ses 30.000 salariés. Dès 1987, en dépit des promesses faites au moment du rachat, Bernard Arnault restructure complètement l'entreprise. Il se sépare successivement de plusieurs sociétés dont Ted Lapidus, les tentes Raclet ou bien Pe

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