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Libération

Décryptages : la filière électorale du textile français

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Publié le 27/02/1995 à 0h48

La filière électorale

du textile français - QU'EST-CE qui emploie 300.000 personnes -soit 10% de l'emploi industriel en France- et génère chaque année près de 200 milliards de francs de chiffre d'affaires? Le textile-habillement. Dans quel secteur peut-on aborder tout à la fois les problèmes de main-d'oeuvre, de fiscalité des PME, de délocalisations, d'échanges internationaux? Quelle industrie a vu disparaître la moitié de ses effectifs en dix ans? Dans la filière textile-habillement.

«Voilà un secteur singulièrement important», a souligné Jacques Chirac, qui, comme Edouard Balladur, n'a pas manqué de venir battre campagne auprès du bon millier d'industriels réunis samedi à La Défense pour les premiers Etats généraux du textile, de l'habillement et de la distribution.

Le plein de promesses électorales a été fait. Jacques Chirac, d'abord. Le candidat RPR a ratissé large: allègement des charges sociales («le travail est devenu rare, il est absurde de le surtaxer»),abaissement de la taxe professionnelle, aides à l'export renforcées. Sans oublier une vigilance accrue dans les échanges internationaux. En 2005, le textile redeviendra un «produit comme les autres», sans la protection de l'Accord multifibres (AMF) qui régissait jusqu'alors le commerce de la filière. «La France devra peser de tout son poids pour que soient instituées des clauses sociales minimum. C'est une revendication légitime», a-t-il soutenu.

Exercice plus difficile pour Edouard Balladur, qui a dû défendre, dans un

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