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Les chaînes de Renault patinent au passage de Choisy

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Publié le 18/03/1995 à 2h01

Avec les 7.000 salariés de l'usine de Flins (photo), Choisy-le-Roi,

qui n'emploie que 600 personnes, est le site qui pose le plus de «problèmes», selon la direction de Renault.

Les chaînes de Renault patinent au passage de Choisy La fabrication reste quasi interrompue à Renault-Flins. Trois autres sites (Douai, Maubeuge et Sandouville) ont dû interrompre leur production, faute d'approvisionnement. Le goulot d'étranglement: une unité de 900 personnes à Choisy-le-Roi, où le conflit se durcit. Voilà quatre jours qu'ils ont déserté les chaînes de fabrication, qu'ils se relaient, heure après heure, pour «tenir» l'entrée de l'usine, et bloquer l'accès aux quelque cent cinquante camions d'approvisionnement ou de livraison attendus quotidiennement. A Choisy-le-Roi, petite unité du Val-de-Marne, la mobilisation du personnel n'a pas baissé d'un pouce. Le taux de grévistes y reste l'un des plus forts de l'ensemble du groupe. Près de la moitié des salariés suivent le mouvement, dont 85% parmi les ouvriers de production, selon les syndicats.

Du propre aveu de la direction générale de Renault, c'est l'usine qui pose le plus de «problèmes» avec celle de Flins (sept mille salariés), dans les Yvelines, où seules 10% des Twingo et des Clio sortaient, hier encore, des chaînes de production. Une comparaison qui fait rougir d'aise les grévistes de Choisy-le-Roi.

«La direction nous avait dit: Vous êtes trop peu nombreux, une trop petite usine, pour faire quelque chose. Aujourd'hui, elle doit s'en m

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