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Libération

Grèves: les transports prennent le relais

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Publié le 27/03/1995 à 1h49

Après Renault, Air Inter, la RATP et la SNCF font craindre un jeudi

noir.

Quinze jours de revendications salariales ininterrompues dans l'industrie, et le secteur des transports qui prend le relais. En s'inscrivant dans la foulée des conflits de Renault et des fonctionnaires corses, les syndicats d'Air Inter, de la RATP et de la SNCF espèrent bien tirer profit d'un mouvement puissant qui a débouché sur des augmentations salariales.

Sauf qu'ici, la question des salaires n'est plus officiellement au centre des préoccupations collectives. Du coup, la spécificité des revendications de chaque entreprise pourrait fragiliser ce qui aurait pu ressembler à un mouvement unitaire. A la SNCF, la quasi-totalité des syndicats ont déposé un préavis de grève du mercredi 29 mars à 20 heures jusqu'au jeudi 30 mars à 8 heures. Les cheminots seront rejoints jeudi par les conducteurs de la RATP, qui débrayeront eux aussi pendant 24 heures à l'appel de leurs organisations. Dans les deux entreprises publiques, les revendications «portent sur les salaires et l'emploi». Rien de plus précis. Dans les deux cas, les usagers feront très certainement le pied de grue sur les quais de gare et de métro. Mais pour le moment, rien dans l'attitude des syndicats de la SNCF et de la RATP ne traduit la détermination observée aux usines Renault. Comme si ces arrêts de travail s'inscrivaient dans le cadre traditionnel des stratégies de revendication. - - - - - - En revanche, le mouvement qui se poursuit à Air Inter

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