J-2 pour un «jeudi noir» social
EDF , GDF se joignent à la SNCF, la RATP et Air Inter le 30 mars.
Il est des jours funestes où circuler est comme une véritable punition. Le 30 mars fera partie de ces jours-là, puisque les usagers de la RATP, de la SNCF et les passagers d'Air Inter attendront partout et probablement sans succès qu'on veuille bien les transporter. Mais le calvaire prévisible des uns fait déjà le succès des autres: ce 30 mars s'annonce comme un vrai «jeudi noir» et les syndicats des trois entreprises publiques peuvent même se vanter de susciter des vocations. Hier, la fédération CGT de l'énergie a appelé les salariés d'EDF et de GDF à une journée nationale d'action «le 30 mars, avec arrêts de travail et baisses de production», en évoquant «une accélération de l'actualité sur les salaires, la protection sociale et l'avenir des deux entreprises nationalisées».
Alors que le débat électoral se cristallise sur les salaires et que le président du CNPF exhorte les entreprises bénéficiaires à augmenter les rémunérations, le secteur des transports entame donc son tour de grève en ordre plutôt dispersé... mais armé d'une détermination peu commune.
Premier partant: Air Inter, qui entame ce matin la première de ses trois journées d'arrêts de travail (28, 29 et 30 mars). Les syndicats de navigants et de personnel au sol qui entrent dans leur troisième semaine de conflit semblent se radicaliser chaque jour un peu plus. Ainsi, après avoir accepté le principe de création d'u




