Hollywood ne réussit décidément pas aux Japonais. Alors que Sony a
réaffirmé la semaine dernière sa volonté de continuer à soutenir l'ex-studio Columbia, en dépit de grosses difficultés, l'autre géant de l'électronique grand public nippon, Matsushita, pourrait bien faire un choix inverse. Et quitter la scène du cinéma américain où il avait pourtant investi 6,1 milliards de dollars (30 milliards de francs) il y a cinq ans pour racheter cash et à 100% le célèbre major MCA (Universal).
Selon le Wall Street Journal de vendredi, Matsushita souhaiterait vendre tout ou partie de sa filiale américaine. Ou, à défaut, nouer une alliance stratégique avec un nouvel opérateur. Surprise? Pas vraiment. Cela fait un petit moment, à Hollywood, qu'on s'attend à pareille décision. De l'avis général, le géant japonais semble fatigué de gérer sans vraiment la contrôler une affaire fort éloignée de son métier de base, la production de télévisions, fers à repasser et autres machines à laver...
Au siège du groupe japonais, à Osaka, on répliquait vendredi qu'aucune décision n'avait été arrêtée. «Il est prématuré de parler de quoi que ce soit, a fortiori d'une cession», a indiqué la direction. En fait, Matsushita aurait bel et bien entamé des discussions en vue d'une cession ou d'une alliance avec une série de prétendants: on parle de la famille Bronfman, proprié- taire du groupe Seagram, du géant américain du câble TCI (Tele-Communications Inc), du groupe allemand Bertelsman, de Polygram, etc. La pis




