Alors que le Japon cherche par tous les moyens à lutter contre
l'envolée du yen face au dollar, une vieille idée américaine vient de refaire surface a Tokyo. Puisque la hausse de la monnaie nippone trouve sa source dans l'excédent commercial japonais, pourquoi ne pas fixer un «objectif chiffre» de réduction dudit excédent? Le Premier ministre japonais lui-même n'a «pas exclu» hier matin la mise à l'étude d'une telle mesure avant de mettre un bémol à sa proposition l'après-midi même. Cafouillage? Pas totalement.
Cela fait des années que les responsables américains répètent sur tous les tons, lors des négociations commerciales bilatérales entre le Japon et les Etats-Unis, que Tokyo devrait fixer des «objectifs chiffres» de pénétration des produits étrangers dans certains secteurs. Au hasard: dans l'automobile, responsable des deux tiers du déficit commercial américain à l'égard du Japon. Ce serait la preuve, dit Washington, que le Japon est prêt à ouvrir son marché et respecte bien, comme il le proclame, les règles du commerce international. Mais cela fait autant de temps que, côté japonais, on réplique, la main sur le coeur, que la fixation de tels critères chiffres serait contraire à la règle numéro un du commerce international entre pays dont le niveau de développement est comparable: la liberté des échanges. La dernière vague de hausse du yen aurait-elle eu raison des arguments japonais?
Fragilisée par le résultat des élections locales de dimanche dernier, la coalition au po




