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Chrysler dit non à Kerkorian

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Publié le 14/04/1995 à 3h03

Le milliardaire n'aurait pas les moyens de son ambition.

New York, de notre correspondant «Il n'y a pas de panneau A vendre accroché à la porte de cette entreprise», a affirmé, hier, Robert Eaton, le patron de Chrysler. Au lendemain de l'annonce surprise par le milliardaire Kirk Kerkorian de sa volonté de racheter 100% des actions du troisième constructeur américain, la réponse de Chrysler a été ferme et négative. Se réservant une porte de sortie éventuelle, le patron du constructeur automobile a toutefois précisé que son entreprise étudierait néanmoins «avec attention» l'offre formulée par le raider dès que les détails en seraient connus.

Mais, chez Chrysler comme à la Bourse, vingt-quatre heures après le choc initial, c'est toujours le scepticisme qui l'emporte non seulement sur les capacités de Kerkorian de mener son offre à terme mais aussi sur sa volonté de réellement y parvenir. Sans soutiens financiers ni industriels au jour de l'annonce, son OPA surprise ressemble de plus en plus à une astuce étrange destinée à faire monter le titre et à attirer d'éventuels acheteurs en mettant précisément à l'entrée de l'entreprise le panneau «A vendre» que ses dirigeants ne souhaitent pas mettre en place.

Le premier point a, pour l'instant, réussi. Hier, malgré l'annonce de résultats en baisse de 37% au premier trimestre ­ à 592 millions de dollars tout de même ­ l'action Chrysler avait à peine baissé à l'ouverture de Wall Street (en baisse d'environ 1 dollar par rapport au cours de c

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