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Libération

La grogne se renfloue dans les banques

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Publié le 14/04/1995 à 3h03

Cortèges croisés des postiers, employés de la RATP, de l'ANPE et des

banques.

Alors que les grèves de la distribution du courrier, des transports et des ANPE ont essentiellement affecté hier la région Ile-de-France, le mouvement des banques a été suivi partout en France. Selon les syndicats, on a compté 50% de grévistes dans le secteur bancaire national, avec de nombreuses fermetures d'agence et des rassemblements à Marseille, Nice, Bordeaux, Toulouse. Récit des débrayages multiples et de cortèges croisés.

Banques. A Paris, près de 5.000 employés et cadres de banque ont défilé du Palais-Royal jusqu'au 18, rue Lafayette au siège de l'Association française des banques (AFB). «Nous devons nous défendre. Le temps où la banque nous garantissait un emploi à vie est révolu», explique Jean-Paul, adjoint d'encadrement au centre d'opération avec l'étranger de la BNP. «C'est pas compliqué, depuis 1981, 360 postes ont été supprimés sur mon lieu de travail. Les promotions sont bloquées; la charge de travail augmente sans cesse pour ceux qui restent. Les gens sont à cran.» Les quelque 5.000 employés de banque descendus dans la rue à l'appel de la CGT et de la CFDT ont fait halte devant le 31, rue Croix-des-Petits-Champs, siège de la Banque de France. «Après vingt-quatre ans de maison, je gagne 11.700 francs brut par mois», poursuit le manifestant. Son pouvoir d'achat en a pris un coup, l'AFB n'ayant accordé que 1% d'augmentation en 1994. Cette année, la revalorisation des salaires qui inter

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