En cédant sa participation majoritaire dans l'hôtel Plaza de New
York, Donald Trump l'extravagant maître de l'immobilier américain des années 80 n'a pas fait l'affaire du siècle: acheté 400 millions de dollars en 1988, il est évalué à environ 325 millions de dollars (1,6 milliard de francs).
Le très kitsch Donald a tout de même réussi, grâce au prince saoudien Al-Waleed bin Talal bin Abdulaziz al-Saud, un joli deal. Le prince de la famille Saoud, associé à un groupe hôtelier singapourien, prendra à sa charge le remboursement de prêts hypothécaires (300 millions de dollars, soit 1,5 milliard se francs) et dépensera environ 28 millions de dollars pour rénover l'immeuble, l'un des plus prestigieux de New York.
Les banques sont ravies de limiter la casse qu'aurait représentée l'effondrement de l'empire Trump. Elles ont même consenti un rabais de 125 millions de dollars (610 millions de francs) sur la dette totale de Trump.
La générosité du prince Al-Waleed, l'homme venu au secours d'Euro Disney, dont il détient environ le quart du capital, n'est évidemment pas gratuite. A 40 ans, ce neveu du roi Fahd est aussi un actionnaire important de la banque Citicorp, un partenaire clé de Donald Trump.
Le milliardaire, qui avait acheté le Plaza à coups de dettes, ne disparaît pas pour autant du paysage. Trump, dont tout le talent consiste à manier sa dette de telle manière que ses banquiers deviennent ses obligés, devrait tirer profit de la gestion de l'hôtel comme «consultant». Il aurait éga




