Le nouveau plan vise à ouvrir le marché nippon aux produits
américains.
Tokyo, de notre correspondante Pressé, sous peine de sanctions américaines, d'ouvrir son marché, seul vrai remède à la flambée du yen face au dollar, le gouvernement japonais a annoncé vendredi un cocktail de mesures assorti d'une réduction du taux d'escompte de la banque centrale. Le geste est sensible: à 1% contre 1,75%, le taux officiel de la Banque du Japon est le plus bas de son histoire. «Je crois que ces mesures devraient apaiser la crise monétaire», déclarait vendredi matin le Premier ministre Tomiichi Murayama. Mais à peine avait-il prononcé ces mots que les marchés financiers lui donnaient tort: le dollar a tout juste repris quelques couleurs dans la matinée avant de revenir à son niveau de la veille (environ 83,65 yens). Quant à la Bourse de Tokyo, elle a terminé la séance en baisse de 2,38%.
Ce mauvais accueil des marchés n'augure rien de bon pour les relations commerciales américano-japonaises. Le ton est monté d'un cran jeudi lorsque Washington a annoncé qu'il tenait prête une liste de produits japonais pouvant faire l'objet de taxes à l'importation, si les deux pays ne parviennent pas à se mettre d'accord sur l'ouverture du marché automobile japonais. Les discussions sur ce dossier sensible (le secteur automobile représente plus de 60% du déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis du Japon) ont repris cette semaine dans la capitale américaine, et l'enjeu est très clairement posé par l'admini




