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Bruxelles et Ottawa font la paix du turbot

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Publié le 17/04/1995 à 2h35

De nouveaux quotas de pêche seront appliqués et mieux contrôlés.

Bruxelles, correspondance Après plus d'un mois de crise aiguë, l'Union européenne et le Canada se sont mis d'accord, hier à Bruxelles, sur la répartition des quotas et les modalités de contrôle pour la pêche au flétan noir ­baptisé turbot outre-Atlantique­ sur les Grands Bancs de Terre-Neuve. «Il ne s'agit pas d'une victoire, mais d'un accord», a prévenu Pierre de Boissieu, l'ambassadeur permanent de la France auprès de l'Union européenne, qui avait la délicate mission de présider la réunion des Quinze. L'accord comporte deux grands volets: les quotas et le contrôle. En 1995, et compte tenu de ce qui a déjà été capturé par les Européens ­5.000 à 7.000 tonnes de poissons selon les évaluations­, l'Union pourra encore pêcher 5.013 tonnes. Le Canada, qui n'a pas encore profité de ses droits, dispose d'un quota de 10.000 tonnes qui viennent s'ajouter aux 7.000 tonnes de poissons pris dans ses propres eaux. A partir de 1996, la Communauté devrait obtenir un peu plus de 55% du quota fixé pour les eaux internationales. «Nous essaierons de maintenir à l'Opano (l'Organisation des pêches de l'Atlantique nord-ouest, qui regroupe quinze pays dont les bâtiments pêchent dans la zone, NDLR) la parité de 1995 tout en respectant les droits légitimes et historiques des parties concernées», a assuré l'ambassadeur canadien auprès de l'Union, Jacques Roy.

En ce qui concerne les contrôles, 35% des navires seront équipés de balises et s

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