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OMC et automobile : le Japon ne redoute pas les sanctions américaines

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Publié le 09/05/1995 à 5h13

Le Japon ne redoute pas

les sanctions américaines Tokyo n'exclut pas de renégocier sur l'automobile.

Tokyo, de notre correspondante «Les sanctions américaines ne nous font pas peur.» Tel est, en substance, le message que Tokyo a fait passer hier après le nouvel échec des négociations avec les Etats-Unis sur l'automobile vendredi à Whistler, au Canada. Toutefois, on ne croit pas encore, dans la capitale japonaise, que les sanctions commerciales brandies par l'administration américaine soient la seule issue possible du dossier.

Le porte-parole du gouvernement, Kozo Igarashi, a tenu à expliquer hier lors d'une conférence de presse que les négociations pouvaient toujours reprendre et même aboutir rapidement, à condition que les Américains renoncent à l'une de leurs exigences majeures qu'ils posent comme un préalable à toute solution négociée. A savoir: un engagement des constructeurs japonais à acheter «volontairement» une quantité «substantielle» de pièces détachées automobiles américaines.

Tout en laissant ainsi la porte ouverte à une reprise des pourparlers, Igarashi a clairement répété que le Japon resterait inflexible sur ce point et se tenait prêt à saisir l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le gendarme du libre-échange. Car, pour le Japon, cette exigence américaine se heurte aux «principes de base du libre-échange», a insisté hier le vice-ministre du Miti, Tomio Tsutsumi.

La balle est donc désormais dans le camp américain, dit-on au Miti, et le Japon, sûr de son bon dro

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