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Libération

Christian Blanc fait un signe à Air Inter. Le PDG d'Air France n'exclut plus de laisser sa filiale se développer séparément.

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Publié le 16/05/1995 à 4h59

En démissionnant de la présidence d'Air Inter quelques jours après

l'élection de Jacques Chirac, Michel Bernard a placé Christian Blanc dans un embarras politique singulier. Ce qui permet de penser que le président d'Air France n'est probablement pas celui par qui la démission est arrivée: il n'avait concrètement aucun intérêt à déclencher une crise dans le transport aérien français en pleine période de transition politique. Nommé par Edouard Balladur pour calmer et restructurer Air France, Christian Blanc doit aujourd'hui montrer au prochain gouvernement qu'il sait aussi gérer la principale filiale de la compagnie nationale au bord de la crise de nerfs. Faute de quoi, il ternirait considérablement son image de pompier de choc. C'est probablement pour contourner cette difficulté que le PDG d'Air France a décidé de gérer ce conflit auquel il ne s'attendait pas, sur le terrain politique. Et dans ce domaine l'homme a toujours toujours montré un goût peu commun. Le conseil d'administration d'Air Inter, qui s'est réuni hier pour entériner la démission de Michel Bernard et son remplacement provisoire par Christian Blanc, a été l'occasion d'en donner la preuve.

Subtilité ou nécessité politique: le PDG d'Air France a commencé par demander hier aux administrateurs de la compagnie la confiance du nouveau gouvernement, ou plutôt de celui qui sera nommé d'ici la fin de la semaine. Le rocardien nommé par les balladuriens sait qu'il doit recevoir la bénédiction des chiraquiens s'il veut pou

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