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Les comptes à double détente de la Macif. Le résultat des comptes sociaux est positif. Mais ceux des filiales s'avèrent moins flatteurs.

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Publié le 17/05/1995 à 4h57

Le mutualisme d'assurances n'a pas perdu ses mauvaises habitudes.

Ses sociétés continuent de publier des comptes qui ne signifient rien du tout! Les vieilles habitudes sont tenaces: la Macif, présidée par Jacques Vandier, n'a pas résisté à la tentation hier, une fois de plus. Elle a publié ce qu'on appelle des comptes sociaux, par opposition à des comptes consolidés, une manière de tronquer la réalité. Le résultat est positif: + 7 millions de francs contre une perte de 83 millions en 1993.

Mais le public, en l'occurrence les sociétaires, n'a pas droit à la lecture de tous les comptes de la mutuelle, seulement à ceux de la maison-mère, en général les plus flatteurs. Autrement dit, la Macif, assureur automobile, ne publie pas les résultats de ses filiales. Qui sont pourtant très intéressants.

L'une des nombreuses filiales de la Macif, Macif Participation, s'est ingéniée à travailler dans l'immobilier. Et comme chacun sait, ce secteur est en crise depuis 1991-1992. La Macif, curieusement, est l'une des seules compagnies d'assurances françaises à ne compter officiellement aucune casserole dans ce secteur. Et pourtant, elle en a une, et de taille, ce qui n'est plus qu'un secret de polichinelle. C'est la Trema, qui risque de peser, suivant les diverses estimations, entre 1,5 et 2 milliards de francs sur les comptes de la mutuelle. Ce qui est énorme mais supportable. La Macif refuse pourtant obstinément de communiquer sur ce sujet tabou.

Trema est un groupe fondé voici une dizaine d'an

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