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Libération

La grève de la SNCF a été faiblement suivie

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Publié le 01/06/1995 à 5h46

Pour le dernier jour du mois de mai, les cheminots ont manifesté hier à Paris entre la gare Montparnasse et l'Hôtel Matignon, pour protester contre la déréglementation des services publics en général et des chemins de fer européens en particulier. A l'exception de la ligne C du RER, dont le trafic a été très fortement perturbé, et de certaines lignes de banlieue parisiennes, les usagers n'ont pas eu à se plaindre hier du mouvement des cheminots. Et pour cause: un seul syndicat, la Fédération des agents de conduite autonomes, avait appelé à la grève, alors que toutes les autres fédérations ­ CGT, CFDT, FO, CFTC et FMC (agents de maîtrise) ­ avaient décidé de ne pas pénaliser les usagers, et donc de ne pas lancer de mots d'ordre d'arrêts de travail. Idem à la RATP, associée pour cette journée à la SNCF. Dans le métro parisien, le trafic a été assuré presque à 100%: la CGT et les syndicats autonomes de la Régie avaient appelé les agents de conduite à manifester du quai des Grands-Augustins vers la rue de Varenne, ainsi qu'à quelques arrêts de travail, de toute évidence peu suivis.

A l'heure où Bernard Pons (ministre de l'Equipement et de l'Aménagement du Territoire) et Anne-Marie Idrac (secrétaire d'Etat aux Transports) se penchent sur le lourd dossier du nouveau contrat de plan SNCF, les cheminots ont manifesté hier leur attachement à l'«unicité de l'entreprise» et à leur mission de service public. Face à l'endettement colossal de la SNCF (près de 150 milliards de francs) et au

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