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L'héritier Arpels propose des vols en or massif. Fairlines va lancer deux liaisons vers Nice et Rome.

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Publié le 09/06/1995 à 5h34

«Pourquoi tu ne monterais pas ta compagnie aérienne?» Les gens fortunés se découvrent à l'occasion des vocations refoulées. Il y a quelques années, François Arpels, l'un des héritiers de la famille de joailliers Van Cleef et Arpels, s'indigne de la qualité «déplorable» du service de la compagnie qui le transporte ce jour-là entre Paris et Genève. Comme il se plaint à son compagnon de voyage, celui-ci lui lance une boutade: après tout, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même... François Arpels, 29 ans, prend son interlocuteur au mot. Etant actionnaire, avec onze autres membres de sa famille, de la célèbre maison de la place Vendôme, il en a les moyens. «J'ai hérité de mon père un patrimoine conséquent que j'ai souhaité investir à ma façon, souligne-t-il. Je reste actionnaire de Van Cleef, mais j'ai conçu un projet industriel de manière indépendante, parce que j'ai besoin de construire.» Ainsi naquit Fairlines, dernière-arrivée des petites compagnies privées dans la galaxie franco-française. Avec un parti pris: le vol de luxe. «Je me suis orienté vers ce que je connaissais le mieux, c'est-à-dire le haut de gamme, explique le jeune entrepreneur. J'ai toujours aimé les avions, et je sais par expérience qu'il existe un marché français et européen du voyage des hommes d'affaires, une niche qui ne demande qu'à être exploitée.» Limpide...

C'est sur la base de ce projet chic et cher que le Conseil supérieur de l'aviation marchande (Csam) a accordé le 31 mai l'autorisation d

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