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A Nanterre et à Paris, Elf vise les tribunaux de commerce

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Publié le 20/06/1995 à 6h06

A Nanterre et à Paris, Elf vise les tribunaux de commerce

L'enjeu économique de ces présidences est important.

Ouverte disrètement en mars, la campagne pour la présidence des tribunaux de commerce de Paris et de Nanterre touche à sa fin. Elle s'enflamme même dans ces innombrables déjeuners et dîners de présentation de programmes à mesure que l'échéance de la fin juin s'approche. Dans la ligne de mire générale, le groupe Elf Aquitaine, d'ores et déjà assuré de remporter la présidence de Nanterre, et en bonne position pour remporter la présidence parisienne.

L'enjeu économique de ces élections est devenu considérable: le seul président de Paris coordonne un peu plus de 170 juges qui prononcent 110.000 à 120.000 décisions par an, soit près d'un cinquième du total des décisions prises en France chaque année par 227 tribunaux de commerce. L'élection du président du tribunal de Paris est d'autant plus importante que la doctrine parisienne en matière de justice consulaire est généralement suivie par les autres tribunaux. Ainsi, le président Rouger, qui règne sans partage et presque sans reproche depuis trois ans et demi (le président est élu pour quatre ans, les six derniers mois de son investiture, il accompagne le nouvel élu dans ses fonctions) a largement marqué de son passage le tribunal parisien. Il a, et il en laissera la trace, développé l'art de la conciliation. Cela consiste à se saisir d'un dossier avant le passage en procédure collective, avant l'éventuelle liquidation de

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