La Lyonnaise entre dans le Suezdrama
Ce n'est jamais que le cinquième projet d'alliance évoqué par Gérard Worms.
Traîtres, parricides ou opportunistes, ils sont en tout cas tous très bavards, les acteurs du vaudeville de milliardaires, le «SuezDrama». Hier, la cinquième fuite en quinze jours donnait le groupe Lyonnaise des eaux en voie de rapprochement avec la Compagnie de Suez (les Echos du 20 juin). Ce projet va-t-il se dégonfler aussi sec, comme les précédents, qui ont tous capoté après diffusion dans la presse? Dans l'ordre, l'attaque larvée de la BNP en décembre 1994 sur le capital de Suez (hier encore, la BNP langue de bois, parlait d'un simple «placement financier»); puis l'idée de Très Grande Fusion (TGF) entre la BNP, Suez et l'UAP; suivie du rachat de Pinault-Printemps-La Redoute par Suez et de la mise en commun des actifs de la Société générale de Belgique et du groupe Suez.
Maintenant, les paris sont ouverts sur le dernier grand projet de Gérard Worms pour sauver son poste de président de Suez de l'attaque conjuguée des «grands» actionnaires: Philippe Jaffré (Elf-Aquitaine), Michel Pébereau (BNP), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain) et Jacques Friedmann (UAP).
Le groupe Suez pourrait ainsi fusionner avec la Lyonnaise des eaux, une alliance serpent de mer, refusée depuis longtemps par Jérôme Monod, le président du distributeur d'eau. Gérard Worms avait même annoncé à plusieurs reprises, depuis dix-huit mois, qu'il voulait monter à 20% dans la Lyonnaise (dont il détient d




