Le constructeur américain Chrysler a annoncé hier à Tokyo le rachat
progressif de son réseau de distribution au Japon. Une initiative de taille qui, intervenant au beau milieu des négociations de la dernière chance à Genève entre le Japon et les Etats-Unis, ne peut pas manquer de peser sur leur issue. Le vice-président pour l'Asie-Pacifique de Chrysler, Denis Root, a juré qu'il ne s'agissait que d'une coïncidence de calendrier, mais ceci est difficile à croire tant les enjeux d'une telle opération sont importants pour les trois grands constructeurs de Detroit.
La prise de contrôle du réseau de distribution se fera progressivement. Chrysler doit d'abord porter de 15 à 70% sa présence dans le capital de son importateur local, Chrysler Sales Japan. Il va ensuite racheter le réseau de distribution de la marque, Seibu Motor Sales, actuellement contrôlé par la chaîne de magasins Seibu-Saison. Le dernier acte sera la fusion pure et simple entre les deux entités. L'opération, qui permettra à Chrysler de prendre la tête de 10 magasins de vente et 108 franchises et points de vente, lui coûtera plus de 100 millions de dollars.
On peut difficilement imaginer qu'un tel montage n'ait pas été au préalable discuté avec les autorités japonaises. Leur feu vert n'était théoriquement pas indispensable puisqu'il s'agit d'un accord entre des sociétés privées, mais au Japon les «incitations» discrètes venues de l'administration peuvent à l'évidence jouer un rôle clé.
Chrysler affiche de grandes espé




