Six ans, c'est le temps que Florio Fiorini devra passer en prison.
Sachant qu'il y a déjà passé trente-trois mois, il lui reste... La cour correctionnelle de Genève a, en outre, condamné hier, à l'issue d'un procès éclair de trois jours, le financier italien au centre de la spectaculaire faillite du holding suisse Sasea à dix ans d'interdiction de séjour en Suisse. Le ministère public suisse avait requis une peine de cinq ans de réclusion contre l'ancien administrateur délégué de Sasea. Il risquait au maximum une peine de sept ans et demi de réclusion. Il a été reconnu coupable de banqueroute simple, faux dans les titres, escroqueries, fraude dans la saisie et obtention frauduleuse d'un concordat.
Les juges ont estimé que les actes commis avaient été d'une «gravité exceptionnelle» et souligné la «gestion particulièrement hasardeuse» et les «prises de risques déraisonnables» du financier. Pour la cour, Fiorini, caractérisé par un «côté joueur et parieur», a «fait preuve d'une certaine mégalomanie».
Toutefois, les juges suisses ont accordé à Fiorini la circonstance atténuante dite du «repentir sincère» pour avoir «collaboré de manière très importante à l'enquête». Après la faillite, l'homme d'affaires avait rapidement reconnu les faits qui lui étaient reprochés, ce qui lui avait permis de bénéficier d'une procédure de jugement accélérée. Le jugement précise que l'Italien ne s'est pas enrichi personnellement. On va encore longtemps se demander où est passé l'argent.
Car la faillite




