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Libération

Controverse sur l'accord nippo-américain. Les Japonais s'insurgent contre l'interprétation de l'accord automobile faite par Clinton.

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Publié le 30/06/1995 à 5h48

Envolées triomphales aux Etats-Unis, satisfaction non dissimulée au

Japon, scepticisme en Europe... L'accord américano-japonais sur l'automobile a suscité hier des réactions contradictoires.

L'OMC, la nouvelle Organisation du commerce mondial, s'est félicitée de cette victoire du «multilatéralisme», Renato Ruggiero, son président, tirant la couverture à lui: il a rappelé sans vergogne son «rôle crucial de pression sur les deux parties pour obtenir un accord» qui écarte le risque de sanctions unilatérales.

A Bruxelles, l'accord était salué de façon plus circonspecte. «L'impact réel d'un tel accord ne peut être analysé qu'après un examen approfondi de ses éléments», a ainsi déclaré le commissaire européen chargé de la Politique commerciale, Leon Brittan.

Les grandes lignes de l'accord ont été transmises à Bruxelles et le vice-ministre chargé des Affaires internationales au ministère japonais du Commerce international, Yoshihiro Sakamoto, était attendu hier à la Commission européenne pour l'expliquer. «Pour l'instant, nous n'avons pas tous les détails et, évidemment, il peut y avoir anguille sous roche, a-t-il ajouté. Dans le cas où une discrimination apparaîtrait dans l'application de cet accord, l'Union européenne se réserve la possibilité de saisir l'Organisation mondiale du commerce.»

Bruxelles redoute en fait des «clauses secrètes» dans l'accord, en raison de la pression exercée par les Américains. «Nous avons suivi de près ce conflit et avons toujours averti les deux parties q

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