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Libération

La Lyonnaise rejette l'alliance avec Suez. Cette union avortée est un échec pour le patron de Suez, Gérard Worms.

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Publié le 06/07/1995 à 6h32

Les crocodiles s'observent toujours. Ils ont passé hier trois

heures autour d'une table à Nanterre, celle du conseil d'administration de la Lyonnaise des eaux. Ils devaient décider de l'éventuelle union entre le distributeur d'eau et le groupe Suez. Et ont décidé -officiellement- d'attendre, et de renvoyer la balle à Gérard Worms, le président de Suez. En fait, ils ont définitivement abandonné le projet.

Ils ont demandé ensuite au service de la communication de la Lyonnaise de publier un communiqué de presse, archétype de la langue de bois, où chaque mot vaut néanmoins son pesant d'or. «Le projet de rapprochement de la Lyonnaise de eaux avec la Compagnie de Suez, proposé par son président Gérard Worms, a été examiné de façon approfondie par le conseil de la Lyonnaise des eaux. Sans prendre de position définitive, le conseil a considéré qu'une réponse appropriée à ce projet proposé par le président de la Compagnie de Suez ne pouvait être trouvée qu'après une large concertation avec les actionnaires de Suez dans un climat consensuel.»

D'abord, on insiste deux fois sur le fait que c'est Gérard Worms qui est venu chercher la Lyonnaise. Ce qui est comique quand on sait que la Lyonnaise meurt de peur d'être croquée à l'occasion d'une éventuelle fusion-rapprochement entre Suez, BNP et UAP. La Lyonnaise, en position effective de défense, se place désormais en position d'attaque.

Ensuite, on découvre que, malgré une étude approfondie du dossier, aucune position définitive ne peut être pr

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