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Libération

Flambées boursières pour saluer les baisses de taux d'intérêt. Après Paris et New York, Tokyo a allégé à son tour le prix du crédit.

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Publié le 08/07/1995 à 6h26

Rarement la planète boursière aura connu un tel tir groupé: New York

(+ 1%), Tokyo (+ 6,3%) et Paris (+ 3,2%) ont, tour à tour, vécu une journée d'ivresse pour célébrer une baisse concomitante des taux d'intérêt. La première à tirer fut la Banque de France (Libération du 7 juillet), qui a baissé de 0,25% son taux directeur plafond (le taux de prise en pension à 7,25%). Ce coup de pouce est, en soi, insuffisant pour déclencher l'enthousiasme des marchés. Au contraire, le CAC 40 a perdu 0,96% jeudi, histoire de râler contre la pusillanimité de la Banque de France.

Mais la ronde des banques centrales s'est emballée. Dans la foulée, jeudi, la Federal Reserve a donné «le» signal que tous les marchés attendaient, en réduisant de 0,25% (à 5,75%) son taux inerbancaire. Alors que le geste de la Banque de France fut interprété comme un nouveau petit pas vers la baisse des taux, celui de la Fed marque un véritable retournement: depuis un an et demi, la banque centrale américaine a multiplié les relèvements de taux, histoire de freiner la croissance outre-Altantique (de + 5,1% au dernier trimestre 1994, le PIB américain est passé à + 2,7% au premier trimestre 1995). Depuis, les marchés s'inquiètent ouvertement d'un essoufflement de l'activité. C'est pourquoi la Fed a retrouvé le chemin de la baisse des taux.

Comme pour enfoncer le clou, la Bank of Japan (BoJ) a, dans la nuit de jeudi à vendredi, desserré un peu plus la ceinture monétaire. Son taux directeur (l'escompte) est certes resté à

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