Pour le deuxième fois cette année le gouvernement japonais concocte
un plan de relance pour tenter de conjurer la spirale déflationiste dans laquelle s'installe le pays. Il prendra la forme d'un collectif budgétaire de 10.000 milliards de yens (500 milliards de francs) destinée à sortir l'économie nipponne de sa torpeur, a indiqué hier Hiroshi Mitsuzuka, secrétaire général du parti libéral démocratique (LDP). «Nous devons empêcher l'économie de s'affaiblir en présentant un budget important de plus de 10.000 milliards de yens», a-t-il déclaré.
Depuis plusieurs semaines l'interrogation est posée au Japon: comment faire repartir la machine? «L'économie court le risque d'une spirale déflationniste». Ce propos du vice-ministre du Miti, le ministère de l'Industrie et du Commerce extérieur, Tomio Tsutsumi, n'a pas surpris les spécialistes de l'économie japonaise. Mais dans la bouche d'un des fonctionnaires les plus importants de Kasumigaseki, le quartier des ministères de la capitale, il avait valeur d'avertissement. Le spectre de la déflation hante les milieux économiques nippons depuis déjà plusieurs mois, même si les pouvoirs publics ont tendance à minimiser le problème. Ainsi, l'éditorialiste du Yomiuri, le premier quotidien japonais, allait jusqu'à établir un parallèle entre l'état actuel de l'économie et la «grande dépression» des années 30. «La situation est certes incomparablement moins grave qu'à l'époque le PNB avait chuté de 20%, les prix de 40% et le taux de chômage att




