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Libération

La montée du chômage renforce la morosité des Japonais

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Publié le 31/08/1995 à 7h06

Alors que les milieux économiques se crispent dans l'attente du

énième plan de relance, censé gommer d'un trait l'ensemble des maux de l'économie nipponne, l'annonce lundi du mauvais chiffre du chômage en juillet (qui confirme celui de juin) n'a fait qu'ajouter à la morosité ambiante. Une nouvelle fois, un taux record historique de... 3,2% a été atteint. Et selon les autorités, la probabilité de voir le nombre des chômeurs baisser est très faible. «Le redressement de l'économie a été retardé, du coup les perspectives en termes d'emploi ne sont pas bonnes», a commenté un responsable du ministère du Travail. Le livre blanc annuel sur le travail, récemment publié par le gouvernement, s'inquiète d'ailleurs de voir le Japon se «banaliser» et devenir un pays «à fort taux de chômage». Pour les économistes de l'institut de recherche de Yamaichi, ce serait déjà presque le cas: ils viennent de calculer que si l'on ajoute aux 2,02 millions de sans-emploi officiels les 330.000 personnes qui ont renoncé a chercher un emploi (rayées des statistiques) et surtout les 1,76 million de personnes en sureffectifs dans les entreprises, dont le maintien en activité pourrait être menacé si les conditions de licenciement étaient assouplies, on aboutit a un taux de chômage «réel» de 6,3%. Ce raisonnement est contesté par d'autres experts: un, parce que la définition japonaise du taux de chômage est rigoureusement conforme à celle du Bureau international du travail et deux, parce que le personnel en su

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