Tokyo,
de notre correspondante La crise du secteur bancaire japonais a causé hier une nouvelle frayeur aux épargnants de l'archipel. En milieu de journée, des rumeurs qui devaient se confirmer par la suite, concernant la faillite de la coopérative de crédit Kizu à Osaka, ont déclenché un vent de panique. Comme à Tokyo début août lors de la faillite de Cosmo, un établissement deux fois plus petit, les clients se sont rués aux guichets des 27 succursales de la coopérative de crédit, la plus importante du Japon. Comme dans la capitale, la municipalité a immédiatement réagi en assurant aux clients qu'ils pourraient retirer tous leurs fonds dans les jours qui viennent.
Les autorités japonaises ont géré ce nouveau krach bancaire avec une grande rapidité. Et ont même fait d'une pierre deux coups. Au moment où l'on apprenait la déconfiture de Kizu, le ministre des Finances, Masayoshi Takemura, annoncait la liquidation de la banque Hyogo, un établissement régional, et le transfert de l'ensemble de ses actifs à une nouvelle structure. Quel lien unit ces deux établissements? Aucun, si ce n'est qu'ils exercent tous deux leurs activités dans la région d'Osaka. Or, ces dernières semaines, des rumeurs sur l'état de santé déplorable de Kizu ont conduit les épargnants à opérer des retraits de fonds significatifs dans d'autres banques mal en point, dont Hyogo.
La suspension des activités de Kizu n'a surpris personne à Tokyo. Selon un analyste de l'institut de recherche de Yamaichi, «les march




