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DÉCRYPTAGE. Quand les patrons se mettent à table

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Publié le 01/09/1995 à 8h40

Alain Juppé peut être satisfait du déjeuner qu'il a passé mercredi

avec 18 patrons: ils en sont ressortis contents. «Il a montré à des patrons plutôt pro-Madelin qu'il ne s'était pas coupé des idées libérales», commentait l'un d'entre eux. Il faut dire que ce déjeuner était organisé à l'initiative du plus libéral des hommes: Guy Sorman, éditeur, essayiste, directeur de revue (l'Esprit libre). C'est lui qui a eu l'idée de monter ce club des entreprises citoyennes. «Mais je l'ai fait pour le compte du Premier ministre», précise-t-il. Son arrière-pensée: montrer que l'Etat ne peut pas tout faire en matière d'emploi et d'insertion, et que c'est aussi l'affaire des entreprises dotées de sens civique. Toutes ont énuméré les quelques expériences en faveur de chômeurs de longue durée ou de jeunes...

«L'entreprise citoyenne? Oui. On est vite passé à autre chose», avoue cependant l'un des convives. Pour aborder la préoccupation numéro un des patrons: l'Etat doit abaisser les charges, supprimer les réglementations, faciliter les autorisations de licenciement, etc. «C'est parce qu'on m'a laissé la liberté d'adapter mes ressources humaines que je peux aujourd'hui réembaucher», a ainsi déclaré Jean-René Fourtou (Rhône Poulenc). Les chefs d'entreprises exposées à la concurrence internationale ­Serge Dassault, Jacques Calvet (Peugeot...)­ n'ont laissé aucun espoir sur leur possibilité d'embaucher. Les entreprises de services (Michel-Edouard Leclerc, Pierre Bellon, de Sodexho...) ont expliqué

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