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Interview

René Ricol dénonce le pouvoir de la COBLe patron des experts-comptables plaide pour un superparquet financier.

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Publié le 05/09/1995 à 8h36

René Ricol, patron du Conseil de l'ordre des experts-comptables, a

bénéficié d'un non-lieu la semaine dernière. La Commission des opérations de Bourse avait transmis le 25 novembre 1994 un dossier au parquet le concernant. Cela n'avait pas empêché René Ricol d'être réélu à la tête de l'ordre au début de l'année 1995. Parallèlement, René Ricol s'est opposé au cours du premier semestre de l'année à l'un des premiers groupes d'expertise comptable de France, le groupe Fiducial dirigé par Christian Latouche. Il avait, entre-temps, commandé un audit approfondi des sociétés de monsieur Latouche à Antoine Gaudino, audit dont les conclusions étaient très négatives. Aujourd'hui, René Ricol lève un voile sur les neuf derniers mois.

La justice a rarement classé un dossier financier aussi vite. Pourquoi à votre avis? Il était nécessaire que la justice aille vite en raison des fonctions que j'occupe. Ou j'avais commis une indélicatesse et je devais les quitter, ou, contrairement aux accusations de la COB, tel n'était pas le cas, et je devais pouvoir les assurer sereinement. En tout état de cause, neuf mois, c'est trop long face à une rumeur malveillante. Pendant ce temps, mon cabinet Ricol et Associés a perdu les deux tiers de son chiffre d'affaires.

Vous ne semblez pas apprécier les manières de la COB à votre encontre?

Le dossier ouvert contre moi à la COB l'a été à la suite d'une dénonciation. Il aurait été utile pour la COB de connaître les motivations du dénonciateur.

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