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Libération

Quatre nuages sur le paradis fiscal de l'épargne.

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Publié le 08/09/1995 à 8h30

L e gouvernement a encore une quinzaine de jours pour piocher dans

la multitude d'avantages fiscaux liés à l'épargne et appliquer, selon le voeu du Premier ministre, un rééquilibre entre les revenus du travail et les revenus financiers. Quatre secteurs dans la ligne de mire: 1. L'assurance vie. Les banquiers l'assimilent depuis longtemps à un paradis fiscal. Elle s'appelle assurance vie, mais n'a rien à voir avec l'assurance contre un éventuel décès. C'est en fait plus simplement un plan d'épargne, correctement rémunéré, et surtout exempt de toute ponction fiscale. C'est ce qui fait tout son succès, la progression des capitaux placés par les banquiers et les assureurs en assurance vie atteignant en 1995 la barre des 2.000 milliards de francs. Elle a trois avantages: elle donne droit à déduction d'impôt lors de la souscription, à l'exonération des revenus des sommes placées pendant la durée du contrat et enfin à l'exonération en cas de transmission. En toute logique, c'est la déduction à l'entrée, pour les nouveaux souscripteurs, qui devrait être supprimée. Ce qui a pour effet de pénaliser davantage les revenus modestes (la réduction maximale annuelle est de 1.000 francs pour un couple marié sans enfant) que les grosses fortunes qui, elles, continueront à se transmettre par ce biais, en étant défiscalisées à 100%, quels que soient leur montant.

2. La Loi Pons. Impossible de supprimer d'un seul coup cette loi qui autorise toutes sortes d'investissements (loisirs mais aussi indus

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