Nous publions le droit de réponse que nous a adressé Patrick
Ponsolle, coprésident d'Eurotunnel, à la suite de notre article publié le 15 septembre sous le titre «Le chantier du siècle vire au cauchemar pour ses actionnaires».
«Je voudrais d'abord relever les erreurs factuelles me concernant contenues dans cet article: - Je n'étais pas, au cours des années passées, un dirigeant d'Indosuez, mais le directeur général de la Compagnie de Suez; à ce titre, j'ai représenté, au sein du conseil d'administration d'Eurotunnel, le groupe Suez, actionnaire ce qu'il est toujours à travers la participation de sa filiale belge Tractebel. Je n'ai jamais représenté la banque Indosuez.
- Je n'ai pas «été chassé de la direction générale du groupe Suez en 1993»; j'en suis volontairement parti lorsque j'ai eu le sentiment que les divergences qui existaient entre moi et le président du groupe sur la façon de gérer celui-ci et sur sa stratégie nuisaient au bon fonctionnement de l'entreprise.
- Je ne suis pas «devenu directeur général d'Eurotunnel au printemps 1994». Je n'en suis pas «directeur». Je suis devenu le président directeur général de la société Eurotunnel SA depuis le 1er juillet 1994 et coprésident du groupe Eurotunnel à cette même date.
Là n'est pas l'essentiel. L'essentiel concerne la situation de conflit d'intérêts dans lequel se trouveraient, selon l'article, un certain nombre d'administrateurs et moi-même, portant «deux costumes aux intérêts supposés contradictoires».
Je m'étonne de ce




