Menu
Libération

Paris et Bonn assurent vouloir respecter l'agenda de Maastricht

Réservé aux abonnés

Publié le 28/09/1995 à 8h45

es commissaires européens ont exprimé hier leurs «préoccupations»

sur l'«envergure» d'un débat qui «comporte de graves dangers» et risque de donner l'impression que des décisions restent à prendre sur les modalités de passage à la monnaie unique. Pour eux, les choses sont claires: il faut suivre le traité. Les cinq critères de convergence (inflation, déficit public, dette, marges de fluctuation, taux d'intérêt) existent, devront être respectés une fois pour toutes après le début de la troisième phase et ne pourront en aucun cas être renforcés ou complétés. Ce qui n'empêchera pas les pays déjà membres de l'UEM (Union économique et monétaire) de définir entre eux une sorte de code de bonne conduite et de se fixer des objectifs économiques plus importants, mais sans pour autant empêcher les autres pays d'entrer. Quant au calendrier, exposé dans le traité de Maastricht, il prévoit un passage automatique, au plus tard en 1999, à la troisième phase, pour les pays qui respecteront les critères du traité. «Mais des discussions devront alors avoir lieu, notamment sur la dette publique, pour laquelle il existe une certaine flexibilité», précise le porte-parole de la Commission en faisant allusion aux pays qui seront proches des critères. Des incertitudes restent à lever sur les relations entre les reçus et leurs partenaires, notamment en ce qui concerne les taux de change et les positions concurrentielles des uns par rapport aux autres. Autant dire que les discussions promettent d'être

Dans la même rubrique