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L'entreprise citoyenne, credo tardif du CNPF

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Publié le 13/10/1995 à 9h21

Quelques semaines après sa désignation à la présidence du CNPF en

1994, Jean Gandois expliquait son souci de promouvoir la notion «d'entreprise citoyenne.» Il aura pourtant fallu dix mois à Jacques Dermagne, le président du Conseil National du Commerce pour présenter un dispositif de campagne susceptible de convaincre la communauté patronale «qu'au-delà de sa mission première -créer des richesses- l'entreprise ne peut se désintéresser, en les abandonnant à l'exclusion, de tous ceux qui ne trouvent pas d'emploi dans la cité». Les responsables du CNPF ont officiellement découvert hier le champ pourtant très labouré de la citoyenneté dans l'entreprise. En mandatant 150 délégués «à la citoyenneté» dans les unions patronales régionales, Jacques Dermagne espère convaincre les chefs d'entreprise de réveiller «leurs projets dormants». Ceux que les patrons garderaient pour eux, dans leurs tiroirs, et qui seraient susceptibles de créer des emplois de proximité. L'ensemble de ce dispositif est formalisé dans un document (très prudent sur la nature de cette mission sociale) rassemblant une série d'initiatives largement médiatisées: Darty qui a mis à la disposition de l'association d'insertion Envie le matériel électroménager usagé qu'elle récupère auprès de sa clientèle, Air Liberté qui a, un moment, prélevé 100 francs par billet vendu sur Paris-Toulouse au bénéfice d'un fonds pour les chômeurs, ou encore La Redoute dont certains salariés font du soutien scolaire bénévole. Pourtant, dep

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