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Libération

Tokyo met Daïwa au régime sec. La banque est durement sanctionnée après des pertes frauduleuses.

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Publié le 04/11/1995 à 10h35

Tokyo,

de notre correspondante Coupable. Après la sanction, d'une rare sévérité, prononcée par les autorités américaines (Libération du 3 novembre), les Japonais ont enfoncé le clou vendredi, en imposant à la banque Daïwa une sévère cure d'amaigrissement. Déjà condamnée à fermer ou vendre la totalité de ses activités aux Etats-Unis d'ici le 2 février, la banque d'Osaka devra, en outre, réduire la voilure sur ses activités à l'étranger et au Japon. Ainsi en a décidé le ministère japonais des Finances, qui n'avait jamais pris de sanctions aussi graves contre une banque.

En donnant aussitôt la réplique aux Américains, le gouvernement nippon a voulu circonscrire l'affaire pour limiter l'impact du scandale. L'objectif, peut-être un peu tardif, est aussi d'éviter que le précédent Daïwa n'ébranle un peu plus la confiance des marchés internationaux envers une finance japonaise opaque, plombée par le poids des créances douteuses. «Nous prendrons toutes les mesures qui s'imposent pour éviter la contagion», a martelé hier le ministre des Finances, Masayoshi Takemura, se gardant bien d'aborder directement la question de sa propre responsabilité.

L'avenir de la dixième banque japonaise, contrainte de se replier sur le marché domestique et de ramener ses effectifs de 9.600 à 7.000 personnes, est désormais en cause. Après la perte de 1,1 milliard de dollars encaissée par sa succursale new-yorkaise sur le marché des obligations américaines, liée aux opérations frauduleuses d'un de ses opérat

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