Accélération. Le prochain contrat de plan Etat-SNCF sera signé à la
mi-décembre, foi d'Anne-Marie Idrac. La secrétaire d'Etat aux Transports l'assure, Alain Juppé rendra les derniers arbitrages chiffrés d'ici la fin de la semaine. Jean Bergougnoux, le président de la SNCF, pourra alors proposer une version quasi définitive aux syndicats, lors d'une dernière réunion de concertation, prévue lundi. Dans la foulée, Bernard Pons, ministre des Transports, présentera le programme quinquennal au Sénat et à l'Assemblée nationale, les 28 et 29 novembre. Mais ce calendrier serré devra tenir compte de la grève des cheminots du 24 novembre, et des suites que les syndicats pourraient y donner.
«D'une certaine manière, nous allons signer avec la SNCF le contrat de la dernière chance», a expliqué hier matin Anne-Marie Idrac, signifiant ainsi que la situation économique de l'entreprise publique n'autorisait plus d'états d'âme à ses salariés. Les chiffres du désastre financier sont désormais connus: 175 milliards de francs d'endettement (à ajouter aux 38 milliards que le précédent gouvernement a déjà pris à sa charge dans le cadre du contrat 1990-1995), 50 milliards d'aides annuelles directes et indirectes de l'Etat, et près de 12 milliards de déficit en 1995. Pour que «la SNCF redevienne la plus belle entreprise d'Europe», l'Etat et la direction ont défini une série de «leviers», dont la mise en oeuvre devrait permettre de retrouver l'équilibre financier d'ici l'an 2000.
Mais un préalable sembl




