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Libération

Après le nucléaire, place au ventUn appel d'offres du ministère de l'Industrie relance la filière éolienne.

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Publié le 03/01/1996 à 0h25

Terminée, la politique du tout-nucléaire? La France aura mis

longtemps à opter pour les énergies renouvelables, mais cette fois, le mécanisme semble enclenché. Le ministère de l'Industrie, par la voix de Claude Mandil, directeur de l'Energie et des Matières premières, annonce la mise en place imminente d'une procédure d'appels d'offres pour le branchement sur le réseau électrique de 250 à 500 mégawatts éoliens d'ici à 2005. Soit l'équivalent approximatif d'un demi réacteur nucléaire, ce qui est énorme en regard de la situation actuelle: avec seulement 9 éoliennes totalisant 3,4 MW en 1995 (pour 1.800 MW installés en Europe, près de la moitié de la puissance mondiale), la France se traîne en queue du peloton européen. «D'ici à quelques années, la filière éolienne pourrait participer de façon compétitive au bilan électrique national», annonce Claude Mandil à la revue Systèmes solaires (1) qui annonce ce changement de cap dans son numéro de janvier.

Après le débat national sur l'énergie et l'environnement de 1994, suivi du «rapport Souviron» qui pointait le retard de la France pour les énergies renouvelables, le ministère de l'Industrie avait mis en place un groupe de travail sur les conditions d'achat par le réseau de l'électricité produite par cogénération et à partir des énergies renouvelables (biomasse, micro-hydraulique, photovoltaïque et éolien). Ce groupe associait EDF, des producteurs autonomes, l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), les dépar

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