En l'espace d'une semaine, une dizaine de grandes banques japonaises
ont annoncé des réductions d'effectifs. La banque était pourtant le dernier refuge de «l'emploi à vie», ce dogme social japonais déjà passablement écorné dans l'industrie depuis quelques années.
Sumitomo, Bank of Tokyo, Daiwa, Sanwa, IBJ, etc., tous les grands noms de la finance japonaise vont réduire la voilure. En deux ou trois ans, les effectifs seront réduits de 8, 10 voire 15%. Au total, au moins 17.000 emplois seront supprimés. Et les négociations salariales annuelles qui commencent ces jours-ci seront placées sous le signe de la rigueur. Le patronat bancaire prévoit pour la première fois un gel des salaires. Une situation qui contraste avec la grande industrie ou les augmentations de salaires s'annoncent plus élevées que l'an dernier.
Pour les Japonais, l'employé de banque est un privilégié: c'est dans ce secteur que l'on paie le mieux. 30% de plus, en moyenne, pour la tranche d'âge 23-50 ans, selon la fédération des employeurs japonais. C'est bien sûr dans les «city banks», les banques commerciales d'envergure nationale, que les salaires moyens sont les plus élevés. Ici, un employé de 34 ans gagne en moyenne 11 millions de yens, pas loin de 550.000 francs par an.
Les réductions d'effectifs, qui se pratiquent sans licenciement dans les grandes entreprises au Japon, vont frapper aux deux extrémités de la pyramide des âges, les plus de 50 ou 55 ans et les jeunes.
La grande opération de nettoyage des comptes




