Télécommunications. Le géant japonais des télécoms, Nippon Telegraph
and Telephone (NTT) va-t-il être enfin démanteler? Hier, le Conseil des télécommunications japonais a rendu sans surprise un avis favorable à l'éclatement de l'ancien monopole public en trois entités, afin de donner un coup de fouet à la concurrence. NTT détient en effet plus de 90% du marché des services téléphoniques.
Cela fait plus de dix ans que les autorités japonaises hésitent à démanteler cette entreprise géante de 190.000 salariés que sa capitalisation boursière de 780 milliards de yens (près de 40 milliards de francs) place en tête des groupes de télécommunications dans le monde. NTT résiste vaillamment à ces offensives en martelant un argument qui marche bien au Japon: pour soutenir l'effort de recherche et de développement que nécessite l'explosion des technologies de l'information, il faut être puissant... Les gouvernements successifs ont requis déjà à deux reprises l'avis du Conseil des télécommunications. A chaque occasion, l'Etat a remis sa décision finale à plus tard. Le conseil a proposé cette fois-ci un calendrier (avril 1998). NTT serait divisé en une société de téléphone longue distance et deux opérateurs régionaux, qui se partageraient chacun une moitié du territoire. Un découpage dont il faut relativiser la portée: à elles seules, ces deux dernières entités pèseraient encore plus lourd que British Telecom. Le gouvernement suivra-t-il cet avis? Nombreux sont les sceptiques, tant le sujet




