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Enquête

«L'éolien, compétitif dans dix ans». EDF plaide pour des subventions en faveur de l'énergie éolienne.

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Publié le 02/03/1996 à 3h15

A l'instigation du ministère de l'Industrie, des éoliennes vont

bientôt apparaître un peu partout en France, sur le littoral et au sommet des buttes, partout où le vent souffle assez fort et assez régulièrement pour assurer une rentabilité économique à ces turbines électriques. Le mois dernier, le ministre Franck Borotra confirmait la mise en place imminente d'une procédure d'appel d'offres pour le branchement sur le réseau électrique de 250 à 500 mégawatts éoliens d'ici 2005. Une gageure? La France possède aujourd'hui 9 éoliennes en tout, pour une puissance totale installée de 3,4 MW (contre 1.800 MW en Europe).

Cette décision française d'intégrer les énergies renouvelables dans sa stratégie de production électrique intervient un an et demi après le débat national «énergie et environnement», qui s'était conclu par un rapport au vitriol de Jean-Pierre Souviron, ancien directeur général de l'Industrie, pointant l'important retard de la France en ce domaine.

Jean-Pierre Benqué, directeur exécutif d'EDF, en charge des énergies renouvelables et des départements d'outre-mer, assure qu'EDF n'a pas attendu l'annonce du ministère de l'Industrie pour changer son fusil d'épaule.

Quand avez-vous décidé de mettre l'accent sur les énergies renouvelables?

En 1993, EDF et l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) avaient signé un accord pour faciliter le développement des énergies renouvelables dans les domaines où elles présentent un intérêt scientifique, industriel, t

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