«Nous avons parlé des choses qui nous unissent. Nous avons regardé
vers l'avenir, les investissements et la croissance économique.» Les propos du président actuel de l'Union européenne, le Premier ministre italien, Lamberto Dini, résument l'attitude pragmatique qui a prévalu lors de ce premier sommet euro-asiatique de deux jours, qui s'est achevé samedi en Thaïlande. Car même si les questions du désarmement nucléaire, de la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU et du «renforcement de la paix et de la stabilité» ont été abordées, le «partenariat» qu'envisagent de construire dans les années à venir Européens et Asiatiques sera essentiellement économique. Ils se sont donné rendez-vous à Londres en 1998: c'est là que les résultats de cette grande première de Bangkok seront «jugés», a estimé le président de la Commission européenne, Jacques Santer, lors de la clôture de la conférence euro-asiatique (Asem), qui a réuni l'UE, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et les sept pays de l'Asean (Singapour, Philippines, Bruner, Thaïlande, Viêt-nam, Malaisie, Indonésie).
Fort de leur élan volontariste, les participants se disent persuadés que les dividendes en vaudront la peine. «Le sommet a été réussi», s'est enthousiasmé Jacques Chirac. Pour l'Europe en quête de marchés et le bouillonnant foyer de croissance asiatique, l'Asem a défini deux «urgences»: L'«ouverture accrue de leurs marchés respectifs» et une «intensification dans les deux sens des courants d'échanges et d'investissements».




