Menu
Libération
Interview

La Bourse n'aime ni les krach ni les boom. Aux Etats-Unis, la crainte de la surchauffe malmène le Dow Jones.

Réservé aux abonnés

Publié le 12/03/1996 à 2h53

Michael Metz, économiste chez la firme d'investissement Oppenheimer

à New York, analyse les perspectives de l'économie américaine et leurs conséquences sur les marchés financiers.

Un changement de météo est-il en train de se produire à Wall Street?

Le monde réel ne change pas. Ce sont les perceptions qui évoluent. Vendredi, nous avons assisté à un changement radical de perception: la crainte dominante est celle d'une surchauffe de l'économie. Les marchés sont désormais convaincus qu'il n'y aura pas d'assouplissement de la politique monétaire de la Fed (banque centrale américaine, NDLR) dans un futur proche.

Jusqu'à vendredi (et l'annonce d'une nouvelle baisse sensible du chômage, NDLR), tout le monde tablait, au contraire, sur une très faible croissance, une faible inflation et des faibles taux d'intérêts: un environnement idéal pour les actions et les obligations. Les gens avaient oublié que, sur un marché euphorique comme celui-là, il aurait été absurde que la Fed baisse ses taux: cela n'aurait fait qu'encourager cette folie financière. C'était tellement évident que personne n'y avait pensé! Tout le monde s'était placé dans une hypothèse de baisse des taux et avait pris des positions en conséquence.

Quel est le nouveau scénario en vogue?

Wall Street n'aime ni une économie en plein boom, ni une économie en récession: l'idéal est une faible croissance qui rend possible une politique souple de la Fed et permet une faible inflation. Le problème avec la baisse du chômage, c'est qu'e

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique